Retour vers le passé

C’est bien joli de vouloir redonner vie à un site d’informations après une disparition de pratiquement quatre ans, encore faut-il prendre le temps de faire un peu de dépoussiérage avant toute chose. Je vais donc revenir sur le contenu de certains articles rédigés avant l’extinction des feux, histoire de voir dans quelle mesure les choses ont pu évoluer depuis. Parce qu’en quatre ans, il peut s’en passer, des choses.

L’École de Musique

À la relecture de mes écrits passés, il me faut reconnaître que le Conservatoire était une des mes préoccupations majeures. Je pense que c’est toujours le cas. Mais attention. On ne parle plus de Conservatoire, à présent: il a été requalifié et est désormais désigné sous le terme « École de Musique ». Ce qui ne change en réalité pas grand-chose.

Il n’existe toujours pas de bâtiment au fronton duquel on pourrait lire « École de Musique Sausseron-Impressionnistes ». Le nombre d’élèves n’a hélas pas augmenté, et il est même permis de penser que son évolution est plutôt à la baisse. Nous ne sommes pas vraiment dans une dynamique de développement, et la direction que prennent les choses n’a pas de quoi enthousiasmer. D’ailleurs de direction, point, puisque depuis le départ du dernier éphémère en charge de piloter la structure (dont une trace demeure par la grâce de la Wayback Machine), il semble qu’aucun remplaçant n’ait été trouvé.

Pour ce qui est des tarifs de l’École de Musique, qui avaient été l’objet du tout premier article de ce site, ils n’ont pas bougé en quatre ans. On peut se réjouir du fait qu’ils n’aient pas évolué à la hausse. On peut aussi déplorer qu’ils ne soient toujours pas modulés en fonction du quotient familial comme cela se fait à Cergy-Pontoise, ou encore ramenés à des montants de base bien moindres comme à Persan. Dommage.

La Maison de l’Île et le Musée Daubigny

Alléluia, les portes de la Maison de l’Île ont fini par se rouvrir à l’automne dernier, après trois longues années de fermeture pour travaux. Il est pour le moment difficile de prendre pleinement conscience des améliorations et du confort du bâtiment, puisque, en raison des travaux qui y ont à leur tour débuté, le Musée Daubigny a été temporairement délocalisé sur place.

En ce qui concerne ma famille, et mes enfants en particulier, nous avons en tout cas le plaisir de pouvoir profiter d’une belle salle de danse toute belle et toute propre, qui remplace plus qu’avantageusement la petite salle du gymnase Bozon où se tenaient précédemment les cours de mes filles. D’ailleurs, en longeant le bâtiment, nous pouvons aussi apercevoir des salles de pratiques instrumentales utilisées pour certains cours de l’École de Musique. Du mieux, donc, en attendant encore mieux quand le musée aura retrouvé ses locaux habituels remis à neuf.

Pour ce qui est du financement des travaux, que ce soit pour l’un ou l’autre des édifices dont il est question, il est malheureusement toujours compliqué d’avoir des détails précis, faute d’une communication complète sur le sujet. J’avais à l’époque rédigé un premier article qui revenait sur le fait que soit envisagé un financement entièrement couvert par des subventions, ce qui semblait peu réaliste, puis un second article évoquant le fait que la municipalité avait bien dû se confronter au mur de la réalité, comme prévu (j’aurais dû parier).

Enfin, concernant la Maison de l’Île, c’est avec plaisir que j’ai pu constater que l’idée d’y prévoir un espace alloué à un futur restaurant a finalement été rapidement abandonnée. Tant mieux.

La communication municipale

En juillet 2021, j’avais pris le temps d’écrire un article répertoriant les différentes sources disponibles pour se tenir informé de la vie municipale. Je n’étais alors pas franchement satisfait de la situation. Les choses ont-elles évolué depuis?

Auvers Mag’ et site internet de la ville

Depuis 2022, la feuille de chou municipale, Auvers Mag’ (dont les archives numériques sont disponibles sur le site de la ville), n’a pas révolutionné l’art de la communication institutionnelle. Ce n’était pas nécessaire. Elle ressemble à ce qui se fait partout ailleurs, on ne saurait remettre en question sa formule actuelle.

On remarquera qu’à la différence de la fin de mandat précédente, il n’y a pas eu cette fois de numéro spécial pour dresser le bilan, positif, forcément, quelques mois avant les nouvelles élections. C’est sans aucun doute bénéfique pour les finances de la ville, et quoi qu’il en soit, ce n’était probablement pas nécessaire dans la mesure où les nombreux travaux d’embellissement ou de rafraîchissement de la ville sont largement visibles pour qui y vit.

Le site internet de la ville n’a pas évolué non plus. Ce qui, pour le coup, est un peu plus regrettable, tant il fait peine à voir. Au début d’un autre article j’avais évoqué son aspect austère et son ergonomie discutable, force est de constater que rien n’a vraiment changé en quatre ans. Son contenu ne s’est d’ailleurs pas tellement enrichi. Alors que ce devrait être la première source d’informations concernant la commune.

On notera enfin, que quatre ans plus tard, la page de contact du site de la ville est toujours en rade.

L’affaire des RAA portés disparus

Les Recueils des Actes Administratifs, ou RAA pour les intimes, ont cessé d’être mis en ligne sur le site internet de la ville depuis fin 2021. En mars 2022, je m’inquiétais de l’absence de mise à jour de la page du site de la ville depuis laquelle les RAA sont supposés être accessibles. Quatre ans plus tard, j’ai découvert qu’en réalité la tenue des RAA n’est plus une obligation (ordonnance n° 2021-1310 du 7 octobre 2021) et que d’autres dispositions sont désormais en vigueur.

Tout ça est bel est bon, certes, mais je continue de déplorer le fait que les RAA datant d’avant l’année 2019 ne soient plus accessibles, alors qu’ils l’étaient par le passé (comme en atteste la page dédiée aux RAA telle qu’elle se présentait le 27 décembre 2021).

Par ailleurs, si les compte-rendus des conseils municipaux sont bien disponibles sur le site internet de la ville, je n’ai pas réussi à y localiser les arrêtés pris par notre maire. Ils étaient auparavant disponibles dans les RAA sous l’appellation « Décision du maire », mais je n’ai pas réussi à les retrouver sur le site de la ville. Sachant que sur un document mis à disposition sur le Portail des Collectivités Locales relatif à la fin des RAA pour les communes on peut lire ceci:

La modification de l’article R. 2122-7 du CGCT soumet le registre des arrêtés du maire à un régime identique à celui des délibérations du conseil municipal, dont les modalités de tenues sont prévues à l’article R. 2121-9 du même code

Affaire à suivre, donc (oui, parce que, au vu de l’aridité des textes désormais en vigueur, cela demandera un peu de travail pour bien comprendre tout ça).

Facebook

En 2022, je faisais le constat que la page Facebook de la mairie n’était accessible que pour les personnes disposant d’un compte sur compte sur cette plateforme américaine et commerciale. Ce qui n’est pas mon cas, et probablement pas celui de nombre de mes concitoyens. En 2026, la situation reste la même. Et je trouve ça tout à la limite du scandaleux. Si encore toutes les informations disponibles sur cette page l’étaient sur le site officiel de la ville, je ne trouverais rien à y redire, mais ce n’est pas le cas. J’en reste interdit.

Si les deux derniers ne l’ont pas été, plusieurs conseils municipaux ont été diffusés en direct ou sous forme enregistrée sur cette même page. Alors, d’accord, la retransmission de ces conseils n’a pas de caractère obligatoire, mais je trouve tout à fait curieux de l’avoir proposée sur un site auquel nombre d’auversois⋅e⋅s n’ont pas nécessairement accès.

Bilan et autres suivis

En septembre 2021, j’avais pris le temps de relire ce qui était encore accessible du site de campagne de la liste « Tous Unis Pour Auvers » pour les élections municipales de 2014, et de faire un de bilan du premier mandat sous la forme d’un article dans lequel je m’arrêtais sur certaines propositions ou engagements. Je ne sais pas si faire un bilan similaire du mandat qui s’achève serait nécessaire, ou même possible (le programme 2020 est toujours disponible sur internet, mais il comporte tout de même une bonne quarantaine de pages!), je ne promets donc rien en la matière.

J’avais conclu cet article en annonçant la création d’un second site, consacré à suivre les réalisations du programme 2020, sans attendre la fin du nouveau mandat. Malheureusement, en raison d’un dysfonctionnement majeur, le site, qui ne contenait heureusement que deux articles a été perdu corps et bien. On notera que le dysfonctionnement en question se situait intégralement quelque part entre la chaise et le clavier, et on rappellera que faire des sauvegardes, chers amis, c’est tout à fait essentiel.

Et maintenant?

En fonction de mon inspiration du moment, je compte essayer de faire revivre Auvers.info, avec un focus particulier sur la campagne des élections municipales à venir, bien entendu. On verra bien ce que ça donne.